Homélie·29 mars 2026·0 vues·0 j'aime·0 favoris
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Le dernier combat de Jésus contre le démon.

Homélie des Rameaux

Le dernier combat de Jésus contre le démon.

 

 

Le contraste est grand entre l’entrée messianique de Jésus à Jérusalem et, quelques jours plus tard, la sortie de Jésus portant sa croix, pour être crucifié. 

 

Tout au long des derniers jours de vie de Jésus, nous voyons se dérouler le dernier grand combat entre Jésus et le démon, entre le Bien et le Mal.  Rappelons-nous ce que Saint Luc nous rapporte à la fin des quarante jours de Jésus au désert qui initiait sa vie publique :

 

Ayant ainsi épuisé toutes les formes de tentations, le diable s’éloigna de Jésus jusqu’au moment fixé. (Lc 4,13)

 

Et c’est maintenant le moment fixé.  Jésus monte à Jérusalem sous les acclamations, mais Lui sait que le peuple se tournera contre lui, et criera d’une même voix contre lui dans quelques jours, alors que maintenant ils l’acclament comme l’envoyé du Seigneur. 

 

La première tentation de Jésus, après le dernier repas avec ses disciples, fut l’obéissance.  Par trois fois, nous rapporte Matthieu, Jésus prie son Père :

 

Mon Père, s’il est possible, que cette coupe passe loin de moi !

Cependant, non pas comme moi, je veux, mais comme toi, tu veux.

 

La seconde tentation, dès que les gardes arrivent pour l’arrêter, lorsque Pierre dégaina son épée, fut la tentation du pouvoir :

 

Crois-tu que je ne puisse pas faire appel à mon Père ?

Il mettrait aussitôt à ma disposition plus de douze légions d’anges.

 

Lorsque le Grand Prêtre l’interroge :

 

Je t’adjure, par le Dieu vivant, de nous dire si c’est toi qui es le Christ,

le Fils de Dieu.

 

La troisième tentation serait le mensonge, afin d’avoir la vie sauve. 

Mais Jésus répond en Vérité :

 

C’est toi-même qui l’as dit !

désormais vous verrez le Fils de l’homme siéger à la droite du Tout-Puissant

et venir sur les nuées du ciel. 

 

Mais surtout, une fois crucifié, les chefs du peuple, le peuple lui-même, inspirés par le démon qui croyait avoir définitivement vaincu.  La quatrième tentation est celle de l’humiliation extrême : 

 

Les passants l’injuriaient en hochant la tête ;

les grands prêtres se moquaient de lui avec les scribes et les anciens ;

les bandits crucifiés avec lui l’insultaient.

 

Mais Jésus, telle la brebis menée à l’abattoir, n’ouvre pas la bouche, sauf pour appeler Dieu son Père :

 

Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ?

 

Alors que les forces du Mal pensaient avoir vaincu, voici des faits extraordinaires qui contredisent cette victoire espérée :

 

le rideau du Sanctuaire se déchira en deux, depuis le haut jusqu’en bas ;

la terre trembla et les rochers se fendirent.

Les tombeaux s’ouvrirent ;

les corps de nombreux saints qui étaient morts ressuscitèrent,

 

C’était le Christ mort qui gagnait la dernière bataille, cosmique, contre le mal. 

Trois jours après, Il ressuscitera. 

 

Entrons dans cette grande Semaine, la Semaine Sainte. 

Accompagnons Jésus dans sa Passion, pour participer ensuite à sa Résurrection. 

Car Il a vaincu la mort pour nous donner la vie.